Élection présidentielle française de 1995

Élection présidentielle française de 1995

(1er tour)

(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 39 976 944
Votants au 1er tour 31 345 794
78,38 %  −3
Votes blancs et nuls au 1er tour 883 161
Votants au 2d tour 31 845 819
79,66 %  −4,4
Votes blancs et nuls au 2d tour 1 902 148
Débat(s) ( 2e tour)
Jacques Chirac 1997.jpg Jacques Chirac – RPR
Voix au 1er tour 6 348 696
20,84 %
 +0,9
Voix au 2e tour 15 763 027
52,64 %
Lionel Jospin, mai 2014, Rennes, France (cropped 2).jpg Lionel Jospin – PS
Voix au 1er tour 7 098 191
23,30 %
Voix au 2e tour 14 180 644
47,36 %
Edouard Balladur-1-crop2.png Édouard Balladur – RPR dissident soutenu par l'UDF
Voix au 1er tour 5 658 996
18,58 %
Jeanmarielepen-profile-harounaaron (cropped 2).png Jean-Marie Le Pen – FN
Voix au 1er tour 4 571 138
15,00 %
 +0,6
Robert Hue 09812 (cropped).jpg Robert Hue – PCF
Voix au 1er tour 2 632 936
8,64 %
Arlette Laguiller.jpg Arlette Laguiller – LO
Voix au 1er tour 1 615 653
5,30 %
 +3,3
Philippe de Villiers - Meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0165 2007-04-16 cropped.jpg Philippe de Villiers – MPF
Voix au 1er tour 1 443 235
4,74 %
Dominique Voynet 2007.jpg Dominique Voynet – Les Verts
Voix au 1er tour 1 010 738
3,32 %
Résultats du second tour
Carte
  •      Jacques Chirac
  •      Lionel Jospin
Président de la République française
Sortant Élu
François Mitterrand ( PS) Jacques Chirac ( RPR)

L'élection présidentielle française de 1995 est la septième élection présidentielle française à se tenir sous la régime de la Cinquième République. Les premier et second tour sont respectivement organisés les 23 avril et [1]. Elle est la septième élection du président au suffrage universel direct sous un régime républicain en France, la première ayant lieu lors du scrutin de 1848.

Cette élection, qui voit neuf candidats s'affronter, est marquée par la division à droite, avec d'un côté Édouard Balladur, Premier ministre issu du RPR et soutenu par l' UDF, et de l'autre Jacques Chirac, président du RPR. Longtemps donné favori par les sondages, Édouard Balladur arrive en troisième position au premier tour, avec 18,58 % des voix, derrière Jacques Chirac (20,84 %) et Lionel Jospin (23,3 %).

Jacques Chirac obtient, au second tour, 52,64 % des voix face au candidat socialiste, Lionel Jospin. Au lendemain du second tour, la France célèbre le cinquantième anniversaire du et est représentée par deux présidents, puisque Jacques Chirac est élu mais pas encore investi et François Mitterrand n'a pas encore quitté ses fonctions. Jacques Chirac est investi dans ses fonctions de président de la République le , succédant au socialiste François Mitterrand, président pendant près de 14 ans.

Contexte

Retour de la droite au pouvoir en 1993

La droite prépare activement la reconquête du pouvoir. En juin 1990, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing fondent l'Union pour la France. L'UPF souhaite gagner les élections législatives de mars 1993 et présenter un candidat commun à la présidentielle de 1995 suite à une potentielle primaire.

La droite est divisée sur la question européenne à l'occasion du référendum sur le Traité de Maastricht. Jacques Chirac, Alain Juppé, Valéry Giscard d'Estaing ou encore Raymond Barre font campagne en faveur du "oui". Philippe Séguin, Charles Pasqua et Philippe de Villiers portant la campagne du "non". Le 20 septembre 1992, les "oui" l'emporte de justesse avec 51,05% des voix.

Après une campagne sans grand suspense, l'union UDF-RPR remporte un succès considérable aux élections législatives des 21 et 28 mars 1993 avec 495 sièges sur 577. Le RPR décroche 257 sièges, l'UDF 215 et les divers droites 23.

Le 29 mars, François Mitterrand nomme Edouard Balladur Premier ministre, s'ouvre alors la seconde cohabitation.

L'accord entre Jacques Chirac et Edouard Balladur semble clair. Le Président du RPR se mettant en retrait pour préparer sa campagne présidentielle de 1995 et le Premier ministre installant simplement la droite au pouvoir en attendant le départ de François Mitterrand.

Affaiblissement de la gauche

Empêtré dans les affaires et les révélations sur le passé de François Mitterrand, le PS se présente dans un bien mauvais état à la fin de l'année 1994.

Suite aux violents revers aux régionales et cantonales de 1992, législatives de 1993 et européennes de 1994, la candidature de Michel Rocard est de plus en plus remise en question.

L'émergence de Bernard Tapie est aussi en mesure d'affaiblir le PS à gauche mais celui-ci sera rattrapé à son tour par des affaires et des scandales financiers.

Après son congrès à Liévin, le PS désigne Henri Emmanuelli comme premier secrétaire et décide de l'organisation d'une primaire interne en janvier.

De son côté, le PCF poursuit son effondrement entamé en 1981. Robert Hue, nouveau secrétaire général semble toutefois bénéficier d'une bonne image dans l'opinion.

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