Élection présidentielle américaine de 2004

Élection présidentielle américaine de 2004
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Participation
56,7 %  +5,5
George-W-Bush.jpegGeorge W. Bush – Parti républicain
Colistier : Dick Cheney
Voix62 041 268
50,7 %
Grands électeurs286
John F. Kerry.jpgJohn Kerry – Parti démocrate
Colistier : John Edwards
Voix59 028 548
48,3 %
Grands électeurs251
Le collège électoral en 2004
Carte
Élection présidentielle vote par État.
Rouge victoire de Bush/Cheney,
Bleu victoire de Kerry/Edwards.
Diagramme
Élection présidentielle vote par comté.
Rouge victoire de Bush/Cheney,
Bleu victoire de Kerry/Edwards.
Président
SortantÉlu
George W. BushGeorge W. Bush

L'élection présidentielle américaine de 2004 s'est déroulée le mardi .

En dépit d'une question de comptage de bulletins dans l'État de l'Ohio, le vote, contrairement au scrutin de novembre 2000, s'est traduit par un résultat sans équivoque, aussi bien en nombre de voix (le « vote populaire ») qu'en nombre de « grands électeurs ». Les deux candidats principaux sont tombés d'accord pour reconnaître cet état de fait, ce qui a donné lieu à la reconnaissance rapide, par John Kerry, de sa défaite, dans la journée du 3 novembre.

Après avoir été officiellement élu par le Collège électoral des États-Unis le 13 décembre, George W. Bush a entamé son second mandat de président des États-Unis le , avec une légitimité accrue procurée par une victoire claire sur son adversaire.

Toujours le 2 novembre, la Chambre des représentants (435 sièges), un tiers du Sénat (34 des 100 sièges), 11 gouverneurs et de nombreux élus locaux ont été renouvelés. De nombreux référendums locaux se sont également tenus.

Candidats

Candidats démocrates

Wesley Clark : vétéran du Viêt Nam, général 4 étoiles et commandant en chef des forces de l'OTAN durant la guerre du Kosovo, ce militaire de carrière n'a aucune expérience politique. Mais cette inexpérience peut lui servir d'atout face à une classe politique déconsidérée, de même que sa brillante carrière pourrait lui permettre de contrer le Président sortant sur son terrain favori, la guerre contre le terrorisme. Toutefois, son entrée très tardive dans la course des primaires (en septembre 2003) lui a valu un retard difficile à rattraper en matière de notoriété et de collecte de fonds.

Howard Dean : gouverneur du Vermont de 1991 à 2002, cet ancien médecin représente l'aile libérale du parti démocrate. Son positionnement très clairement opposé à la guerre d'Irak, à l'opposé des principaux leaders démocrates, lui permet de s'attirer les faveurs des militants de la gauche du parti.

John Edwards : ancien avocat, le sénateur de Caroline du Nord peine à décoller dans les sondages. Mais son implantation dans le Sud, sa jeunesse, son discours aux résonances populistes et progressistes et son dynamisme sont autant d'atouts que va mettre en avant celui que le magazine People avait élu en 1998 « Homme politique le plus sexy des États-Unis ».

Richard Gephardt : ce vétéran du Congrès (il a été élu à la Chambre des Représentants en 1974, et a été minority leader du groupe démocrate de 1996 à 2002) promet d'important changements s'il est élu, comme l'établissement d'un système de santé universel. Mais s'il est populaire parmi les syndicats et l'appareil du parti, son manque de charisme et plus encore son soutien à la guerre en Irak lui aliènent une grande partie des démocrates libéraux.

Bob Graham : ce sénateur de Floride dispose de deux atouts principaux : son propre État, qui à manqué à Al Gore en 2000 et qui retient l'attention de tous les stratèges politiques, et son poste de président de la Commission sénatoriale sur les attentats du 11 septembre 2001, qui pourrait lui servir de tremplin médiatique. Mais son manque de soutien dans le parti et sa faible notoriété publique rendent sa tache délicate.

John Kerry : sénateur du Massachusetts depuis 1984, John Kerry représente l'intelligentsia de la gauche libérale américaine. Un positionnement politique qui apporte à la fois à sa candidature un grand sérieux, mais aussi une certaine distance par rapport aux électeurs indécis, peu favorables aux « libéraux de la Nouvelle-Angleterre ». Un handicap qu'il compte bien faire oublier par son prestigieux passé de héros de la guerre du Viêt Nam.

Dennis Kucinich : ce représentant de l'Ohio incarne la gauche du parti, opposée tant à la guerre en Irak qu'aux décisions économiques, sociales et sociétales du président Bush. Un positionnement politique clair mais trop extrême pour pouvoir remporter les primaires : Kucinich espère surtout pouvoir peser sur le programme du futur candidat démocrate.

Joseph Lieberman : l'ancien colistier de Al Gore espère bien mettre à profit le capital politique engrangé pendant la campagne de 2000 pour remporter les primaires. Mais, représentant l'aile conservatrice du parti démocrate, il a souvent du mal à se faire entendre de la grande majorité des militants, généralement plus à gauche.

Carol Moseley-Braun : ancienne Sénatrice de l'Illinois battue en 1998, elle espère surtout capitaliser le vote des afro-américains, nombreux à se déplacer pour les élections primaires, et plus encore les femmes, estimant qu'il est temps pour l'une d'entre elles de s'installer à la Maison-Blanche.

Al Sharpton : le révérend Al Sharpton est le seul des candidats à n'avoir jamais été élu au suffrage universel. Mais il compte sur le soutien de la communauté noire, dont il défend les droits au sein de la National Action Network (NAN).

Candidats républicains

Chez les républicains, la popularité de George W. Bush est telle qu'il ne compte aucun rival, si l'on excepte toutefois quelques candidatures fantaisistes.

Candidats des tiers-partis

Ralph Nader, candidat indépendant (gauche radicale)

On compte aussi quatre formations politiques qui présentent des candidats présents dans suffisamment d'États pour avoir une chance - au moins théorique - de remporter le scrutin présidentiel.

Il existe aussi de très nombreux candidats qui ne se présentent qu'à l'échelle d'un ou de quelques États.

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