Édit de Fontainebleau (1685)

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Première page de l’édit de Fontainebleau, Archives nationales (Paris).

L’édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV le [1], révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants. Cet édit de Fontainebleau est plus connu sous l'appellation non officielle de « révocation de l'édit de Nantes ».

Dès le début de son règne, Louis XIV, cherchant à unifier son royaume sur les plans religieux, administratif et politique, souhaite faire disparaître le protestantisme de France, les huguenots constituant, en outre, un groupe socio-politique proche des nations protestantes ennemies du royaume de France. S'appuyant sur une interprétation étroite de l'édit, il fait accumuler les enquêtes, les dénonciations, les interdictions, voire les destructions d'écoles et de temples et les enlèvements d'enfants. Après des années de persécutions et de conversions forcées, sur la foi des rapports des intendants qui s'attribuent le mérite d'avoir extirpé le protestantisme de leur juridiction[2], considérant donc que le protestantisme français a pratiquement disparu, le pouvoir royal décide que l'édit de Nantes, devenu caduc, peut être révoqué. La conséquence la plus concrète de la révocation de l'édit est l'accélération de l'exil définitif de quelque 200 000 personnes, soit environ un pour cent de la population du Royaume, appartenant à l'élite intellectuelle, dont Denis Papin (machine à vapeur), principalement au profit de tous les concurrents économiques de la France : l'Angleterre, les Pays-Bas, la Suisse et la Prusse, et parfois de leurs colonies comme l'Amérique ou l'Afrique du Sud.

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