Écotourisme

Tapantí National Park.
Tapantí National Park, situé dans la Área de Conservación La Amistad Pacífico, dans la partie sud du Costa Rica.

L'écotourisme, que l'on associe au tourisme vert, est une des formes du tourisme durable, plus centrée sur la découverte de la nature (écosystèmes, mais aussi agrosystèmes et tourisme rural), voire d' écologie urbaine ( jardins écologiques, Espaces verts écologiques, réserves naturelles urbaines et autres aspects de l' écologie urbaine...).

Éléments de définition

Né il y a une trentaine d’années, le terme d’écotourisme est un néologisme composé de l'abréviation eco- ( écologie) et  tourisme. Le mot serait apparu en 1983 avec l'architecte mexicain Héctor Ceballos-Lascuráin [1]. L'écotourisme serait selon lui « Environmentally responsible travel and visitation to relatively undisturbed natural areas, in order to enjoy and appreciate nature (and any accompanying cultural features – both past and present) that promotes conservation, has low visitor impact, and provides for beneficially active socioeconomic involvement of local populations » [2], soit un tourisme avec un faible impact sur son environnement et bénéfique pour les populations hôtes [3]. Le rapport entre l'activité touristique et son impact sur l'environnement est décrit, cependant, pour la première fois par Gerardo Budowski  (en), dans un article intitulé « Tourism and Environmental Conservation : Conflit, Coexistence or Symbiosis ? » (1976) [4], [5]. Il est ainsi généralement considéré comme l'inventeur du concept [5].

La Société Internationale de l’Écotourisme (TIES) donne une définition en 1991: « L’écotourisme est un voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés », réactualisé en 2015 (« responsible travel to natural areas that conserves the environment, sustains the well-being of the local people, and involves interpretation and education ») [6].

L’écotourisme, dit aussi le tourisme vert [7], est une des formes du tourisme durable, plus centrée sur la découverte de la nature (écosystèmes, mais aussi agrosystèmes et tourisme rural), voire d’ écologie urbaine ( jardins écologiques, Espaces verts écologiques, réserves naturelles urbaines et autres sujets du domaine de l’écologie urbaine…).

Des paysages ou des espèces particulières peuvent être observés, tels que des lions ou des éléphants au Kenya, ainsi que l'observation et/ou l'étude des oiseaux ou des baleines, tout en respectant les écosystèmes, voire en contribuant à les restaurer dans une approche volontaire de "remboursement de la dette écologique" générée par ce tourisme qui, par ailleurs, cherche à diminuer son empreinte écologique.

Ce mode de tourisme s'adapte aussi bien aux pays développés comme la France, où il y est d'ailleurs défendu par l' Association française d'écotourisme [8] depuis 2005, ainsi que par d'autres associations nationales de l'écotourisme en Europe et en Australie.

Les 12 et 13 septembre 2008, lors de la Quarante-huitième réunion de la Commission pour les Amériques (Séminaire international sur la gouvernance du tourisme dans les Amériques) à Villahermosa (Mexique), Francesco Frangialli, Secrétaire général de l’ Organisation mondiale du tourisme (OMT) [9], a évoqué le fait de définir la notion de "tourisme écologique et durable". En effet, l’OMT a lancé l’édition 2008 de son concours de photos sur le thème de la Journée mondiale du tourisme (JMT) de l'année : « Le tourisme s’engage face au défi du changement climatique ». Les photos primées ont été affichées sur le site de l’OMT sur la Toile et exposées en 2009 aux grands salons professionnels. Dans ce cadre, il a notamment déclaré : « L’écotourisme se veut une réponse « durable » à l’inquiétante montée d’un tourisme de masse insuffisamment conscient des menaces qu’il fait peser sur l’environnement. Le développement d’un tourisme tourné vers une consommation de plus en plus rapide et « rentable » des voyages, où chacun pense avoir le droit de découvrir jusqu’à la parcelle la plus reculée du monde, participe à la menace qui pèse sur le renouvellement des ressources naturelles telles que l’ eau douce, les forêts et les récifs coralliens, et met en péril la survie de nombre d’espèces vivantes, trop souvent exposées à la curiosité de touristes s’imaginant dans des zoos à ciel ouvert». M. Frangialli a donc proposé que, le 27 septembre 2008, lors de la Journée mondiale du tourisme, un Groupe de réflexion travaille sur le thème « Le tourisme s’engage face au défi du changement climatique » à Lima (Pérou) afin d’élaborer « une charte écotouristique ».

Aider à faire prendre conscience de la nécessité de préserver le patrimoine naturel et le patrimoine culturel.

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